mardi 18 novembre 2008

grand jury des projets

Lundi, aujourd'hui et demain a lieu une sorte de séminaire des projets de tout niveau. Le principe est simple:Deux heure par niveau en gros. Les profs de chaque projets introduisent en expliquant le déroulement du semestre dans leur projet puis 2, 3 ou 4 étudiants qui présentent leur travail à tout les étudiants et profs du niveau.(session publique donc ouverte à tous). Des profs des autres niveaux font les "jurys", et commentent après les présentations, les points positifs, négatifs du projet.
Donc dans l'idée, c'est intéressant car le seul moment où on peut voir tout ce qui se fait dans les différents projets.
A Grenoble, en 2ème année, on faisait un truc du genre, avec présentation des 3 différents studios avec des étudiants. Mais le truc a toujours tourné au battle entre les profs des différents studios. Les étudiants deviennent un peu les prétextes pour les profs qui se balancent leur visions de l'architecture à la figure(façon de parler, car le niveau linguistique reste bien sûr très élevé!) et c'est parfois un peu tendu.
Mais au final, tout les étudiants savent exactement pour chaque prof, quelle est sa façon de voir, d'enseigner l'archi.

A Madrid, c'est très institutionnel. Les jurys sont assis sur la scène, l'étudiant présente, les jurys commentent. Les profs des projets n'ont aucun droit de justification. Les étudiants se font démonter ou encenser devant 200 personnes. Et au final, hier soir, j'en savait pas beaucoup plus sur les différents points de vus des profs, les différentes approches de l'enseignement.
J'ai donc récidivé et y suis retournée ce midi. C'était donc les projets de 4ème année. Le jury avait changé. Plus de Lléo Miranda and co. mais Campo and co.

D'ailleurs, j'ai aussi un problème au niveau de l'association nom/visage. Mis à part ceux que j'avais vu au début de l'année en présentation, je suis incapable de dire qui est qui. Je trouve donc tel ou tel prof intéressant mais sans savoir qui c'est, pratique!!!
J'ai vu Abalos et lui il fait flipper, et apparemment il défonce bien, je l'ai pas encore vu à l'oeuvre.

Pour en revenir à aujourd'hui, c'était un peu plus animé sur la fin. Au début comme hier, tout le monde commente, tourne autour du pot. Puis, un des profs devant présenter son studio est monté et a donné son opinion. C'est à dire que cette école était il fut un temps très voir trop portée beaux arts et qu'elle le redevient aujourd'hui. Que les étudiants devraient être capable de faire des plans, des coupes, des élévations et que c'est plus le cas dans beaucoup de projets. Il finit donc par dire que lui s'inscrit dans cette façon de faire.
Là, on s'attend à ce que chacun intervienne pour éclaircir un peu les choses. Et non, quelques phrases sans réel intéret, rien quoi.

Au final, je pense avoir quand même compris le fonctionnement des projets dans cette école.
Il y a les "réformistes" qui font travailler comme on travaillera en tant qu'architecte avec une approche dite classique.
Et de l'autre coté, ceux qui ce sont sortis de cette façon de faire qui fut l'unique pendant longtemps dans cette école(de ce que j'ai compris) pour avoir une approche beaucoup plus conceptuelle, axé sur des stratégies, des façons de faire qui s'éloignent de la pratique réelle.
Et c'est bien joli tout ça mais je pense qu'au lieu d'être d'un coté ou de l'autre, il faudrait avoir un peu le milieu.
Et je pense que le projet Tunon arrive un peu au milieu avec une tendance à dévier vers le concept mais les profs rammènent toujours les étudiants à des problèmes constructif ou de fonctionnement du projet parce qu'un jour faudra construire pour de vrai!

Et ce soir, en projet, les profs ont demandé ce que nous avions pensé de la session d'hier, ce qu'on avait ressenti. Personne à vraiment donné son avis donc Rojo, le cynique a donné le sien. Il nous a dit qu'il avait trouvé ça violent. Et moi j'avais qu'une envie c'était de lui dire, viens voir à Grenoble comment ils sont et tu te diras que là c'était gentillet!
Il a aussi insisté sur le fait que pour présenter son projet, on peut pas se permettre de parler comme on parle dans la rue. Qu'un archi doit adapter sa façon de parler à son interlocuteur. Ca parait tomber sous le sens mais hier certains étudiants ont présenté les choses de façon très familière et dans ce milieu très "academique" c'est pas possible.
Il a aussi par la même occasion remis à leur place certains profs qui avaient taxé de commerciale une vidéo présentée par une des étudiantes. On doit être le seul studio à travailler avec des moyens d'expressions, de communications alternatifs et pas vraiment accepté par les plus anciens!

Ce que j'en retiens c'est que c'est pas violent verbalement mais tout est dans le non dit. On est dans une soi-disant grande école alors on respecte les gens avec qui on travaille alors on dit rien, mais on en pense pas moins. Du coup les étudiants de l'école ressentent ça et ça crée une distance énorme avec les profs. Et comme l'a redis Rojo, cette école pense être la meilleure du monde mais qui est-ce qu'on a pour les grands jurys de projets: uniquement des profs de l'école, comme si le monde exterieur n'existait pas, comme s'il n'y avait rien à part l'ETSAM. Et c'est vrai que ça avancerait surement plus dans le débat si c'était des architectes étrangers à l'école.

Et pour les profs, je pense que ça leur feraient du bien de s'envoyer quelques trucs par la figure et exprimer clairement ce qu'ils pensent tous autant qu'ils sont dans leur beaux costumes, bien propres sur eux!Ils paraissent vraiment coincés dans leur réputation, que ce soit celle de l'école ou leur réputation personnelle!

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