vendredi 9 janvier 2009

Session vacaciones...

Ben ouais, je saoule même en vacances. Mais je vais quand même pas aller jusqu'à vous raconter Noël en famille, jour de l'an avec les potes...Non, vous allez seulement avoir droit aux expos que j'ai fait même si y'en a une que vous pouvez plus aller voir!!!
Donc, le week-end dernier, je suis ressortie de ma campagne direction Lyon pour voir les expos et surtout les survivants arts appliqués encore à Lyon.
En arrivant, je me suis quand même rendue compte que le métro de Lyon est très lent mais super luxueux(avec ses sièges bien rembourrés!!). Il est surtout super proche du niveau 0: tu te tapes pas des millions d'escaliers pour trouver ta ligne...
Passé ces divagations sur le métro, les expos parce que c'est le sujet quand même!!!

Donc, samedi je suis allée au Musée des Beaux Arts pour voir l'expo temporaire "Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé". (dossiers de 15 œuvres présentées)
La scénographie était très intéressantes, les oeuvres étant "classées" en 6 thèmes:
0 expérimenter
1 témoigner
2 balbutier
3 explorer
4 tracer
5 saturer
6 remplir/vider

J'ai donc pu voir des œuvres de peintres que je connaissais bien mais aussi des "qui me disaient quelques chose" et ceux "qui me disaient rien du tout".

Dans les connus, y'avait des Soulages, mais pas aussi génial que celui de Grenoble. Des Hans Hartung, Newman, Saura...
Et plus les incontournables, Rothko et Pollock.
Et l'intérêt, plus que les œuvres elles-mêmes résidaient dans les vidéos montrant Pollock au boulot. Ça m'a permis de voir différemment sa démarche de création, sa façon de "peindre".
J'ai trouvé cette expo très intéressante car regroupant différentes approches après le traumatisme que fut la guerre de 39/45.
Et en plus, elle se poursuit jusqu'au 2 février pour ceux qui voudraient voir!

Après cette expo j'ai pu me rendre compte à quel point tout ferme très tôt...Les boutiques, un samedi soi, c'est 19h30 le maximum...ouah!!! Heureusement, les restos ouvrent quand même. Mais attention, la brasserie où on était arrêtait le service à 23h...impressionnant! On a quand même passer une super soirée à se raconter tout les potins et prendre des nouvelles de tout les absents! Et comme je dormais chez un Cohlien(Cohl=école (privée) d'illustration, BD&co.) avec un autre Cohlien, j'ai pu être un peu désincutlturer de la BD et de l'illustration, moi qui n'y connait strictement rien! D'ailleurs leurs blog sont en lien sur le mien.


Et le lendemain, direction le MAC de Lyon.(musée d'art contemporain). Et là je peux vous dire que ça changeait d'ambiance et personnellement j'ai pas vraiment adhéré aux expos...

Je vous la fait chronologique, enfin le sens de la visite que j'ai faite. Je suis montée direct au troisième pour redescendre ensuite.
Donc au troisième: Lori HERSBERGER(site :liens photos expos/downloads)
Ses œuvres, consistent en des installations dans de grandes pièces avec comme langage réucrrent des néons de couleurs, des plaques de verre brisées au sol et des volumes laqués plus ou moins déformés...Salle 1 en haut et 2 et 3 en bas. On entre donc dans les œuvres, on s'y ballade et on profite de la réflexion de la lumière des néons sur toutes les surfaces qui viennent déformer cette lumière, lui donner un nouvel aspect...C'est personnellement l'expo que j'ai préféré surtout pour l'expérience spatiale.



Au deuxième: Kendell Geers/ Irrespektiv (sur le site, visite virtuelle et vidéo pour voir, comme l'expo est finie)
L'expo porte bien son nom puisque toutes les oeuvres sont des provocations: détournement de symboles, de représentations de croyances...Il joue énormément avec ce qui choque, en utilisant des représentations stylisées, détournées...au premier abord, ça peut passer pour de la provoc' pour de la provoc' mais certaines œuvres posent vraiment des question, interpellent...avis personnel de novice en art contemporain.
Ci-dessous, l'entrée de l'expo, une sorte d'église faite de barbelés...

Je me permet de mettre un extrait d'un texte de Michel Perdrial(écrivain) qui me parait plus renseigné sur le travail et amène sa propre vision. Intéressant à lire pour comprendre un peu plus le sens de l'oeuvre. Il parle d'une expo parisienne.
"C’est, semble-t-il, la première exposition personnelle de Kendell Geers. Son titre Kannibale est un écho au Manifeste cannibale du poète brésilien Oswald de Andrade : Seul le Cannibalisme nous unit. Socialement. Economiquement. Philosophiquement. et à la revue dada Cannibale dans laquelle Francis Picabia écrivait :

comme vos idoles : rien

comme vos politiciens : rien

comme vos héros : rien

comme vos artistes : rien

comme vos religions : rien

Kendell Geers vit en Afrique du Sud et chacune de ses œuvres est une violente attaque directe à la hauteur de la brutalité de la société actuelle : un mur d’affiches à l’encre noire, grasse, baveuse (relecture violente des affiches de Mai Soixante-Huit avec citations des travaux des situationnistes, de Matisse et de Munch), une réplique de La Victoire de Samothrace (dont l’originale est cannibalisée par le Musée du Louvre), une immense tête de mort en néon, une vidéo montrant en gros plan le sexe d’une femme éclairé d’une lampe torche pendant qu’elle se masturbe ou urine, des néons circulaires « Sacred Scared » et « What do you believe in », deux immenses étoiles (l’une en miroir brisé, l’autre composée de matraques de Céhéresse), des tours de barbelés coupant comme des lames de rasoir (ceux-là même que les Américains emploient en Irak et à Guantánamo), je résiste à l’envie d’y mettre le doigt pour voir si vraiment ça coupe bien. Oui, cela me plaît, surtout cette étoile de matraques, matraques que l’on ne découvre que lorsqu’on s’approche.

« Je suis un Africain blanc vivant dans une époque dans laquelle des gens armés de lames de rasoir peuvent s’écraser dans les bâtiments les plus puissants du monde. Une époque dans laquelle quinze millions de Sud Africains ont le Sida. Une époque dans laquelle les Etats-Unis peuvent déclarer la guerre en Irak sans raison autre que d’accomplir leur propre désir. Une époque dans laquelle la pollution des Etats-Unis provoque des inondations en Europe et des sécheresses en Australie. Je vis dans un temps de contradictions dans lequel la Contradiction, la Vérité, le Désir, la Passion et l’Anarchie ne sont plus que des noms de parfums. Je vis dans l’âge de la reproduction digitale dans lequel la vérité n’existe désormais plus dans une image, dans lequel chaque image peut être modifiée et changée, quiconque peut être effacé ou inséré dans l’Histoire. » écrit Kendell Geers."



Et au premier: les rendez vous de 2008. (vidéos et visite virtuelle)
Crée en 2002, cette expo est conçu comme une plateforme pour faire connaitre la jeune création en Rhône-Alpes et développer les contacts internationaux. Et franchement j'ai vraiment pas été transcendé. Peut-être à cause de la scénographie et du fait que les œuvres me paraissaient toutes les unes sur les autres. Y'en avaient dans tout les coins, impression de foutoir et du coup, pas envie de s'approcher, de chercher à comprendre...
Bon ben je crois que j'en aie fini pour Lyon...mais j'ai encore deux ou trois choses à écrire...

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